Afrique 50

René Vautier
Ligue de l’enseignement
France
documentaire
17 minutes
1950

Le documentaire commence avec une description de la vie de tous les jours au Niger. Les hommes tissent leurs filets pour aller pêcher et les femmes s’occupent des tâches ménagères et des enfants. Les enfants sont ensuite présentés en montrant qu’ils passent la journée à jouer et à travailler dans les champs puisqu’ils ne vont pas à l’école. La raison est que seulement 4 % des enfants des colonies françaises vont à l’école, il s’agit du quota minimum pour l’administration française. Plusieurs villages n’ont pas d’écoles ou d’hôpitaux. Ces services sont seulement requis lorsque l’administration coloniale a besoin de comptable ou lorsqu’ils ont peur de manquer de main-d’œuvre à cause du taux de mortalité élevé. On observe aussi les actes de violence fait par les soldats français avec l’exemple d’un village en Côte d’Ivoire où le chef n’a pas été capable de payer les impôts dus à l’administration française. Le village fut complètement détruit par les soldats français qui ont incendié les maisons, abattu le bétail et tué les villageois. Le documentaire se penche ensuite sur les profits annuels des compagnies venues exploiter le territoire. Il s’agit de compagnies qui viennent puiser les ressources du continent pour un montant peu élevé dans le but d’aller vendre les ressources en France. On estime que les différentes compagnies comme la Société commerciale de l’Ouest africain et l’Africaine française volent plus de 40 millions de francs à la population africaine chaque jour. Les Européens se vantent du progrès qu’ils amènent en Afrique, mais ce progrès ne sert que l’homme blanc. Les barrages électriques ne sont en place que pour satisfaire les besoins des maisons blanches. C’est la population locale qui fait fonctionner le barrage, même s’ils n’en bénéficient pas. L’administration utilise la population locale comme force de travail au lieu d’investir dans des technologies qui aideraient le développement. Ils font cela, car c’est moins cher pour les compagnies. Plusieurs noirs avec un salaire de 50 francs par jour sont plus économiques que d’acheter une machine qui va faire le travail de 20 hommes. Le documentaire se termine avec une lueur d’espoir. Le peuple africain s’appuie sur la constitution française en demandant qu’on leur rende la terre qui leur a été volée par les compagnies qui sont venues exploiter le territoire, mais l’administration est raciste et corrompue, elle répond par la violence lorsque les populations locales ne font pas ce qu’elle veut. C’est pourquoi les Africains doivent combattre pour avoir une meilleure qualité de vie. Le film est présenté avec la voix off de René Vautier qui décrit la réalité africaine tout en dénonçant ceux qui sont responsables de l’exploitation du continent.